
Neuf entreprises de construction sur dix ferment collectivement pendant l'été
Bouwunie : des avantages pratiques, mais une demande croissante de flexibilité
Les congés collectifs dans le secteur du bâtiment restent populaires. Une enquête menée par Bouwunie révèle que près de neuf entreprises de construction sur dix ferment collectivement pendant l’été. Bien que les congés collectifs du secteur de la construction constituent une recommandation sectorielle et non une obligation, 84 % des entreprises suivent la proposition de leur propre région. Six pour cent optent pour les congés collectifs d’une autre région et une part non négligeable prévoit sa propre fermeture collective.
Caractère collectif et motivations
Selon Bouwunie, l’organisation pratique prime. Le secteur de la construction est une chaîne dans laquelle les producteurs, les fournisseurs et les équipes doivent s’adapter les uns aux autres. Si les salariés prennent leurs congés individuellement et à des moments différents, la planification et la mobilisation des équipes s’en trouvent compromises. Une interruption collective garantit clarté et continuité sur les chantiers et dans les livraisons.
Demande croissante de flexibilité
Dans le même temps, la demande de flexibilité de la part des salariés s’accroît. Quatre entreprises de construction sur dix signalent que certains de leurs salariés ne sont pas favorables à une fermeture collective. En effet, les congés du secteur de la construction tombent en haute saison, traditionnellement la période la plus coûteuse pour partir en vacances. Les salariés sans enfants ou ayant des enfants plus âgés préfèrent prendre leurs congés pendant les mois où les prix sont moins élevés. Bouwunie souligne que les employeurs peuvent, s’ils le souhaitent, organiser leur politique de congés différemment.
Cadre légal et repos compensatoire
Les ouvriers du bâtiment disposent généralement de 20 jours de congés légaux et de 12 jours de repos compensatoire, car dans ce secteur, la semaine de travail est de 40 heures au lieu de 38. Ces 12 jours de repos compensatoire sont fixés au niveau national et sont obligatoires. Les jours de congés légaux constituent les « congés du bâtiment » proprement dits tels que nous les connaissons. Chaque année, les syndicats et les employeurs concluent des accords par région concernant la période recommandée pour les congés du bâtiment. Une entreprise peut s’écarter de cette recommandation à condition d’en informer correctement le service d’inspection compétent.
Dispositions pour l'été 2026 par région
- Bruxelles-Hal-Vilvoorde : du 6 juillet au 31 juillet inclus
- Louvain : du 13 juillet au 31 juillet
- Anvers : recommandation principale du 13 au 31 juillet (plus 6 jours de congé) ; recommandation secondaire du 13 au 24 juillet (plus 11 jours de congé)
- Limbourg : du 13 juillet au 31 juillet
- Flandre orientale (à l'exception de Lokeren) : du 13 juillet au 3 août
- Flandre occidentale : du 20 juillet au 7 août
- Lokeren : du 20 juillet au 10 août
Les indépendants restent souvent joignables
Les indépendants choisissent eux-mêmes leurs dates de vacances, mais la moitié d’entre eux s’inspirent des congés collectifs du secteur de la construction. Neuf sur dix restent toutefois joignables pendant cette période, ce qui souligne l’importance d’assurer une continuité minimale dans le secteur.