
Sept entreprises de construction sur dix souhaitent recruter des travailleurs en flexi-job
Les entreprises prévoient en moyenne dix heures par semaine
À partir du 1er juillet, les flexi-jobs seront en principe possibles dans tous les secteurs, y compris dans le bâtiment. Une enquête menée par Bouwunie révèle que sept entreprises de construction sur dix — PME et indépendants — sont intéressées par le recrutement d’un salarié en flexi-job. Plus d’un quart d’entre elles affirment vouloir en recruter à coup sûr. « Le besoin est grand », déclare Twain De Hondt, directeur du service d’études chez Bouwunie. Les entreprises tablent en moyenne sur dix heures de travail par semaine.
Les flexi-jobs se généralisent
Cette extension à tous les secteurs fait suite à des accords antérieurs entre les syndicats et les employeurs. Dans le secteur de la construction, on s’attend à ce que les flexi-jobs contribuent à pallier les pénuries de main-d’œuvre et à maintenir le lien entre l’entreprise et les collaborateurs expérimentés qui partent à la retraite. Pour les indépendants, cela offre un moyen simple de faire appel à une aide supplémentaire temporaire sans passer par un recrutement à durée indéterminée.
Règles dans le secteur de la construction
Des accords clairs définissent qui est autorisé à effectuer quelles tâches. Les ouvriers du bâtiment à la retraite (anticipée) peuvent, en tant que « flexi-jobbers », occuper toutes les fonctions, y compris sur le chantier. D’autres profils sont affectés à des rôles de soutien, tels que le travail en entrepôt ou la gestion du parc automobile. Dans les secteurs de la tapisserie d’ameublement et de la menuiserie, les « flexi-jobs » sont possibles pour toutes les fonctions.
Tâches des travailleurs en flexi-job
Les entreprises de construction souhaitent principalement faire appel à des travailleurs en flexi-job pour des tâches de chantier (pour les retraités), le travail en entrepôt, la livraison de matériel sur le chantier et la formation des nouveaux collaborateurs. En moyenne, elles tablent sur environ dix heures par semaine et par travailleur en flexi-job.
Pas de remplacement des employés permanents
L’aspect financier entre en ligne de compte : les salariés permanents peuvent être affectés de manière plus efficace lorsque les tâches préparatoires et de soutien sont effectuées par un travailleur en flexi-job, dont le coût est moindre. Dans le même temps, seuls 4 % des personnes interrogées considèrent les flexi-jobs comme un substitut aux salariés permanents — une nette minorité, selon Bouwunie.
Des inquiétudes persistent
Malgré cet intérêt généralisé, les entreprises s’inquiètent de ne pas trouver suffisamment de candidats. Le système étant nouveau pour le secteur, certaines entreprises craignent également une charge administrative supplémentaire.
